Mois : mars 2026

  • Tous et toutes dans la rue pour manifester contre le racisme, le fascisme et les violences d’état

    Chaque jour un peu plus, le fascisme s’installe. Il séduit la bourgeoisie. D’un côté, le fascisme lui permet d’user de sa force brute, sans être entravée par les quelques limites imposées par une démocratie libérale. De l’autre, il lui permet aussi d’offrir à une partie du prolétariat le maintien ou l’accroissement de ses privilèges via l’exploitation des femmes, des personnes racisées, du vivant. La bourgeoisie voit également d’un très bon oeil la hiérarchisation des peuples si c’est pour lui offrir une main d’oeuvre précaire à exploiter. Beaucoup pensent à l’Italie voisine, dirigée par la néo-fasciste Giorgia Meloni, qui a ouvertement proclamé le Decreto Flussi dans ce sens. Mais n’oublions pas que l’Espagne, dirigée par le social-démocrate Pedro Sanchez, importe avec le GECCO, souvent pour quelques mois seulement des travaileur.euses du Sud Global pour les exploiter dans des conditions inhumaines, avant de les renvoyer dans leur pays d’origine. D’un côté et de l’autre du spectre politique électoral, le racisme est exploité pour la production capitaliste.

    Un immense élan international du fascisme et de la réaction s’est organisé autour des grandes puissances. Les massacres et les guerres restent tolérables sur des peuples jugés inférieurs. Les génocidaires de populations entières sont reçus par les institutions les plus prestigieuses, et rares sont ceux qui s’opposent frontalement aux coupables. 

    Il faut dire que le racisme est un formidable outil pour l’État. C’est bien le racisme qui lui permet de continuer sa politique coloniale en envoyant l’armée en Kanaky, en continuant son opération Wuambushu à Mayotte, en maintenant les Centres de Rétention Administrative et la politique répressive contre les sans papiers jusqu’au niveau européen. 

    C’est le racisme qui soude fraternellement les forces de l’ordre lorsqu’elles volent, frappent et tuent des personnes racisé·es, parfois sous l’oeil des caméras mais souvent à l’abri des regards. Récemment encore, El-Hacen Diarra est mort dans un commissariat parisien. A Toulouse, les forces de l’ordre sont mises en cause dans la mort de Bilal. Dans la Manche, entre la France et l’Angleterre, Mamadou Garanké Diallo s’est noyé en voulant fuir la répression liée à son OQTF. La Police, la justice et l’ordre établi se serrent les coudes alors que les cadavres s’accumulent en France, à Gaza, en Iran, au Soudan, sans aucune réponse politique, sans aucun émoi, sans minute de silence de la part des dirigeants. Qui a le droit aux larmes et à qui on les refuse. 

    Pour toutes ces raisons, et plus encore, parce que nous sommes anarchistes, nous serons dans la rue le 14 mars, pour manifester contre le racisme, les fascistes et les violences d’état.