Catégorie : Communiqués

  • Vœux Acides

    En ce début de 2026, et après une année 2025 mouvementée, Acide vous souhaite une excellente année.

    Une bonne année à tous les opprimé·es, à toutes celles et ceux jeté-es dans la guerre et dans la famine.

    Nous pensons évidemment aux Vénézuélien·nes, troquant sans consentement une dictature par une autre, nouvelles victimes d’un impérialisme États-unien tout puissant et impuni.

    Nous n’oublions pas les Gazaoui·es et les Palestinien·n es, qui subissent depuis trois ans l’aboutissement de décennies de politique génocidaire israélienne. Les massacres continuent malgré le cessez-le-feu, et des centaines de morts s’accumulent sans sanction de la part des grandes puissances.

    Notre cœur va aussi aux Soudanais·es qui survivent entre la violence des FSR et celle des forces gouvernementales, dans la famine et l’effondrement des infrastructures. La bourgeoisie européenne de son côté n’offre, aux exilé·es survivant·es d’un périple mortel, que la criminalisation et l’emprisonnement.

    Ces vœux sont forcément incomplets, tant notre cœur est plein des camarades qui luttent. Des zapatistes du Chiapas aux anarchistes d’Ukraine, des antifascistes du Myanmar aux déserteur·euses en Israël, en Russie, de toutes ces guerres injustes.

    En France, nous souhaitons une bonne année aux marginaux, aux exclu·es, aux négligé·es, aux inadapté·es toujours stigmatisé·es par un État qui se militarise et ne tremble plus face à sa chute vers le fascisme.

    Bonne année aux travailleuses et aux travailleurs, qui s’épuisent toujours plus pour toujours moins. Bonne année à celles et ceux qui ne travaillent pas, par choix ou par impossibilité, marqué·es d’infamie par une bourgeoisie qui précarise et qui soumet.

    Bonne année à celles et ceux dépité·es face aux nombreux procès d’une classe politique toujours plus déconnectée, usurpant le bien public pour ses propres intérêts avant de se larmoyer sur l’atmosphère abjecte des prisons épouvantables qu’elle a elle-même créée et finit par ne jamais y aller.

    À Toulouse, bonne année aux camarades qui luttent contre l’A69, symbole écocidaire cautionné par l’État de la bétonisation pour une poignée de groupes industriels. Des écureuils dans les arbres aux collectifs dans les tribunaux, et à celleux qui battent le pavé, que cette année vous réussisse.

    En ce froid début d’année, nous pensons également aux personnes qui dorment dehors, victimes d’une bourgeoisie cupide pour qui la dignité et la survie d’autre qu’eux pèse peu face à leur enrichissement personnel.

    Très critiques envers la justice de classe, nous espérons au moins un peu rire en 2026 lors du procès de Moudenc. Nous lui souhaitons de passer un bien mauvais moment lors de son procès intenté par Anticor pour détournement de fonds publics et financement illicite de campagne électorale.

    2026 sera aussi l’année des pitreries avec les élections municipales. Nous aurons alors droit aux promesses de changement et aux injonctions habituelles de la part de familles politiques qui ont montré leur inefficacité à transformer le réel, de Lénine à Mao, du SPD à Chavez, de Siriza au PS.

    En révolutionnaires conséquent·es et pragmatiques, notre programme est clair :

    « Il n’est pas de sauveurs suprêmes, ni Dieu, ni César, ni Tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes. »

    Vous l’avez compris, en 2026 comme avant, nous nous tiendrons aux côtés de celleux qui luttent contre tous les systèmes injustes et celleux qui les subissent. À notre modeste échelle nous continuerons de nous organiser, de créer des liens avec d’autres orgas anarchistes et plein de chouettes idées.

    Parce que plus nous sommes, plus nous pourrons faire de choses : nous n’avons pas besoin de votre mobilisation mais d’organisation, rejoignez-nous.

  • Soutien à l’ACAB party

    Hier à 18h, Jean-Luc Moudenc et son équipe ont participé à une attaque contre la liberté d’expression et de réunion des toulousain·es.

    La cible annoncée ? La tenue d’une conférence sur l’abolition de la police à La Chapelle, lors de l’ACAB party du 13/12. La soirée s’est terminée à 18h par un arrêté municipal déposé le jour même soulignant un outrage aux institutions républicaines et un potentiel trouble à l’ordre public dû à de « vives réactions quant à son organisation », réactions venant en réalité de la mairie et de la bolloré-sphère.

    Comme toute la bourgeoisie, ces forces du conservatisme et chantres de l’autorité sont toujours émues de la moindre impertinence envers les garants de leur pouvoir, plutôt que des très nombreuses victimes de ces derniers.

    La mairie est en guerre ouverte depuis des années avec La Chapelle, lieu autogéré et espace de rencontre entre militant·es toulousain·es.

    La Chapelle a récolté les fonds pour un rachat du lieu, rachat promis par la mairie. Celle-ci a fait machine arrière il y a plusieurs semaines.

    C’est une censure politique assumée. L’arrêté et la communication de l’équipe municipale sont tous deux essentiellement consacrés à la condamnation morale de la conférence.

    Les risques de heurts et d’affrontements sont uniquement soulevés par nécessité légale à l’interdiction de l’évènement.

    Après tout, nous ne sommes pas surpris de la part d’une mairie qui, à l’approche des municipales, utilise sa police comme un argument électoral.

    Tout argument est bon pour détourner l’attention des petits troubles judiciaires du maire.

    Ce même maire qui réagit d’ailleurs toujours complaisamment aux sirènes de l’extrême droite, annulant la lecture de contes pour enfants par des drags queens à la médiathèque José Cabanis en 2023 après une pétition de la fange réactionnaire.

    Ce même maire qui en début d’année, après avoir interdit par un arrêté municipal similaire la conférence du groupe d’extrême-droite Némésis, avait fait des pieds et des mains pour les reloger discrètement. Il y a des conférences qui plaisent plus au maire que d’autres.

    Ce maire qui, après la destruction du Bleu-bleu en 2020 et la fermeture du Mix’art Myris en 2021, menace clairement le devenir d’un des derniers lieu alternatif de Toulouse.

    Ces lieux d’expérimentation, de contrepouvoir, de vie militante sont vus comme des menaces à l’ordre établi.

    Il adviendra alors à toutes et à tous de constater ce qu’est Moudenc. Un politicien fascisant qui se soumet aux paniques morales poussées par l’extrême droite en vue de préparer sa réélection, criminalisant par ses actes toute opposition aux institutions bourgeoises et autoritaires.